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    Programme pour la Côte d'Ivoire

    Ivory Coast ZZ rectangle

    DIRECTDEMOCRACYS

    Organisation Politique Mondiale

    Fondée sur la Démocratie Directe, la Propriété Collective et le Leadership Partagé

    PROGRAMME POLITIQUE, ÉCONOMIQUE,

    FINANCIER ET SOCIAL

    POUR LA CÔTE D'IVOIRE

    Analyse Critique de la Situation Actuelle

    Solutions Concrètes • Démocratie Authentique • Souveraineté Populaire Permanente

    Édition 2025 — directdemocracys.org

    DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE DE DIRECTDEMOCRACYS

    Le présent document constitue le programme officiel de DirectDemocracyS (DDS) pour la Côte d'Ivoire. Il a été élaboré selon les principes fondateurs de notre organisation : logique, bon sens, étude rigoureuse de la réalité, vérité, cohérence et respect mutuel entre tous les peuples.

    DirectDemocracyS est une organisation politique mondiale qui ne représente ni ne sert aucun gouvernement, aucun groupe financier, aucune puissance étrangère, ni aucun intérêt particulier. Nous représentons exclusivement le peuple ivoirien dans toute sa diversité — ses 26 millions de citoyens, ses 60 groupes ethniques, ses communautés religieuses, ses régions et ses générations.

    Ce programme est fondé sur une règle absolue et immuable : toutes les richesses de la Côte d'Ivoire appartiennent uniquement et pour toujours au peuple ivoirien. Le pouvoir de décider du destin de la Côte d'Ivoire appartient uniquement et pour toujours au peuple ivoirien. Aucune élite, aucune multinationale, aucune puissance étrangère ne peut ni ne doit avoir autorité sur les ressources et les décisions de la nation ivoirienne.

    Nous respectons et protégeons toutes les traditions, cultures, langues, religions, et minorités présentes sur le territoire ivoirien. Nous n'imposons rien. Nous proposons, nous expliquons, nous convainquons par la vérité et la logique.

     

    PARTIE I : ANALYSE CRITIQUE DE LA SITUATION ACTUELLE

    1.1 Contexte Historique et Politique

    La Côte d'Ivoire est un pays d'Afrique de l'Ouest d'une superficie de 322 463 km², avec une population estimée à 26 millions d'habitants en 2025. Depuis son indépendance en 1960, le pays a connu une trajectoire politique marquée par des périodes de prospérité relative, de crises violentes et d'instabilité institutionnelle chronique.

    Sous Félix Houphouët-Boigny (1960-1993), la Côte d'Ivoire a bénéficié d'une stabilité relative et d'une croissance économique soutenue fondée principalement sur le cacao et le café. Ce modèle, surnommé le « miracle ivoirien », reposait cependant sur une dépendance structurelle aux marchés et aux entreprises françaises, sur une immigration massive de travailleurs étrangers mal intégrés, et sur un parti unique sans démocratie réelle.

    Après la mort d'Houphouët-Boigny, le concept dangereux et artificiel d'« ivoirité » — inventé pour exclure des candidats politiques — a fracturé la société ivoirienne, générant des discriminations contre les populations du nord et les immigrés. Cette manipulation politique irresponsable a directement conduit aux deux guerres civiles (2002-2007 et 2010-2011), qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

    La crise post-électorale de 2010-2011, consécutive au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite, a été résolue par une intervention militaire française et onusienne, soulignant la persistante ingérence étrangère dans les affaires ivoiriennes — une réalité que DDS dénonce comme inacceptable.

    1.2 Régime Politique Actuel : Analyse Critique

    Depuis 2011, Alassane Ouattara dirige la Côte d'Ivoire. En 2020, il a violé la Constitution en se représentant pour un troisième mandat, arguant que la nouvelle Constitution de 2016 avait remis à zéro son compteur de mandats. La Cour constitutionnelle, composée de membres nommés par lui-même, a validé cette interprétation.

    DDS dénonce clairement cette situation : lorsque le détenteur du pouvoir contrôle l'organe chargé de valider la légalité de ses actes, il n'y a plus ni État de droit, ni démocratie véritable. C'est une forme douce d'autoritarisme institutionnel.

    • La liberté de presse est formellement garantie par la Constitution mais sérieusement limitée dans la pratique par des pressions économiques et judiciaires.
    • L'opposition politique est fragmentée, affaiblie et régulièrement soumise à des poursuites judiciaires.
    • La réconciliation nationale promise n'a pas été accomplie : des milliers de victimes des crises n'ont pas obtenu justice ni réparation.
    • La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) a produit des rapports sans suites judiciaires significatives.
    • L'ex-président Gbagbo, acquitté par la CPI, est rentré mais reste marginalisé politiquement.

    Le pays se dirige vers une succession politique en 2025 dans un contexte de tension entre les héritiers politiques du RHDP et les partis d'opposition, sans qu'aucun mécanisme démocratique solide et indépendant ne garantisse la transparence du processus.

    1.3 Situation Économique : Forces et Contradictions

    1.3.1 Performances macroéconomiques

    La Côte d'Ivoire est la première économie de l'Afrique de l'Ouest francophone et la deuxième de la zone UEMOA. Son PIB a atteint environ 70 milliards de dollars en 2024. Le taux de croissance a été régulièrement supérieur à 6% par an entre 2012 et 2024, faisant du pays l'une des économies les plus dynamiques du continent.

    Cependant, ces chiffres macro-économiques flatteurs cachent des réalités profondes et alarmantes que DDS analyse sans complaisance :

    • La croissance profite principalement à une élite urbaine d'Abidjan et à des entreprises étrangères.
    • L'indice de Gini reste très élevé : les inégalités augmentent proportionnellement à la croissance.
    • Plus de 39% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté (moins de 1,90 dollar par jour).
    • Le taux de chômage des jeunes dépasse 60% dans certaines régions rurales.
    • L'économie informelle représente plus de 50% de l'activité économique réelle.

    1.3.2 La dépendance au cacao : vulnérabilité structurelle

    La Côte d'Ivoire produit environ 2,2 millions de tonnes de cacao par an, soit 40-45% de la production mondiale. Cette position dominante devrait être une force extraordinaire. Elle est en réalité transformée en vulnérabilité par les structures du commerce international.

    CRITIQUE FONDAMENTALE : Le prix du cacao est fixé à Londres et New York, non à Abidjan. Des sociétés comme Barry Callebaut (Suisse), Cargill (États-Unis), Olam (Singapour) et Nestlé (Suisse) contrôlent la transformation, le négoce et la vente finale du chocolat. La Côte d'Ivoire exporte 75-80% de son cacao en fèves brutes — la forme la moins valorisée. Elle ne perçoit qu'une fraction minuscule de la valeur finale d'une tablette de chocolat vendue en Europe ou en Amérique.

    Exemple concret : Un kilogramme de fèves de cacao ivoiriennes se vend environ 3 euros au producteur. Une tablette de chocolat fabriquée avec ces fèves se vend entre 15 et 30 euros en Europe. La différence — 80 à 90% de la valeur — sort du pays.

    Acteur

    Valeur Captée

    Localisation

    Producteur ivoirien

    5-8% de la valeur finale

    Côte d'Ivoire

    Intermédiaires locaux

    3-5%

    Côte d'Ivoire/UEMOA

    Exportateurs/Négociants

    10-15%

    Multinationales étrangères

    Transformateurs

    20-30%

    Europe/Amérique du Nord

    Distributeurs/Marques

    40-60%

    Europe/Amérique du Nord

    1.3.3 Autres ressources naturelles sous-exploitées ou mal exploitées

    • Pétrole et gaz : La Côte d'Ivoire produit environ 40 000 barils/jour. Les contrats avec les multinationales pétrolières (TotalEnergies, Eni, Vivo Energy) sont opaques. Les revenus pétroliers sont insuffisamment réinjectés dans le développement.
    • Or : Production artisanale et semi-industrielle estimée à 25-30 tonnes/an. Forte contrebande. Peu de transformation locale.
    • Caoutchouc naturel : 2e producteur africain. Même schéma que le cacao : export en matière première brute.
    • Ressources forestières : La Côte d'Ivoire a perdu 90% de sa couverture forestière originelle depuis 1960. La déforestation continue au profit de l'agriculture d'exportation et de l'exploitation illégale du bois.
    • Ressources halieutiques : Le golfe de Guinée est pillé par des flottes industrielles étrangères (chinoises, européennes) dans des zones économiques qui devraient appartenir au peuple ivoirien.

    1.4 Situation Sociale : Une Urgence Humanitaire Silencieuse

    1.4.1 Éducation

    Le taux d'alphabétisation des adultes est d'environ 47%. Malgré des progrès réels sur le taux de scolarisation primaire (environ 90%), le système éducatif souffre de déficiences structurelles graves :

    • Manque chronique d'enseignants qualifiés, surtout en zones rurales.
    • Infrastructure scolaire insuffisante : classes surchargées, manque de livres et de matériel.
    • Qualité de l'enseignement faible : les évaluations internationales placent les élèves ivoiriens parmi les moins performants de la région.
    • Inadéquation entre formation et marché du travail : des milliers de diplômés sans emploi, pendant que des secteurs clés manquent de compétences.
    • L'enseignement supérieur est marqué par des grèves à répétition, des campus dégradés et une instabilité chronique.

    1.4.2 Santé

    Le système de santé ivoirien est structurellement sous-financé et géographiquement déséquilibré :

    • Ratio médecin/habitant : environ 1 médecin pour 5 000 habitants (la recommandation de l'OMS est 1 pour 1 000).
    • La mortalité maternelle est de 617 pour 100 000 naissances vivantes — l'une des plus élevées du monde.
    • La mortalité infantile est de 60 pour 1 000 naissances vivantes.
    • Le paludisme reste la première cause de mortalité et de morbidité.
    • L'accès aux médicaments essentiels est insuffisant et coûteux.
    • Les hôpitaux d'Abidjan sont mieux équipés mais inaccessibles financièrement pour la majorité.
    • Le Centre Hospitalier Universitaire d'Abidjan fonctionne en permanence au-delà de sa capacité.

    1.4.3 Eau et assainissement

    • Seulement 73% de la population a accès à une source d'eau potable améliorée.
    • En zones rurales, ce taux chute à 58%.
    • Moins de 24% de la population a accès à des installations d'assainissement améliorées.
    • La contamination des eaux est liée aux pesticides agricoles, aux effluents industriels et aux rejets non traités.

    1.4.4 Logement et urbanisation

    Abidjan, avec environ 6 millions d'habitants, est une métropole marquée par des contrastes extrêmes. Les quartiers modernes de Plateau et Cocody coexistent avec des bidonvilles étendus (Abobo, Yopougon, Koumassi) où vivent des millions de personnes sans accès fiable à l'eau, l'électricité, les routes ou les services publics.

    • Plus de 60% des habitants d'Abidjan vivent dans des logements précaires ou informels.
    • La spéculation immobilière expulse les populations les plus vulnérables vers la périphérie.
    • L'absence de planification urbaine durable aggrave les inondations, la pollution et l'insécurité.

    1.5 La Question de l'Ivoirité et de la Cohésion Nationale

    La Côte d'Ivoire compte plus de 60 groupes ethniques organisés en quatre grandes familles : Akan (est et centre), Mandé (nord-ouest), Gur/Voltaïque (nord), Krou (ouest et sud-ouest). À ces groupes s'ajoutent des communautés immigrées importantes venues du Burkina Faso, du Mali, de Guinée, du Sénégal et du Nigeria.

    DIAGNOSTIC CRITIQUE : La manipulation de l'identité nationale à des fins politiques (l'ivoirité) a créé des fractures profondes qui n'ont pas été véritablement soignées. La réconciliation n'est pas seulement politique — elle est sociologique, économique et territoriale.

    • Les inégalités de développement entre le nord et le sud restent significatives.
    • Les communautés immigrées continuent de faire l'objet de discriminations malgré leur contribution économique majeure.
    • Les tensions intercommunautaires autour de l'accès à la terre sont non résolues, notamment dans l'ouest du pays.
    • Les jeunes des régions défavorisées n'ont pas accès aux mêmes opportunités que ceux d'Abidjan.

    1.6 La Question de la Souveraineté Monétaire : Le CFA

    La Côte d'Ivoire utilise le franc CFA (XOF), émis par la BCEAO. Ce système monétaire, héritage de la période coloniale française, est fondamentalement problématique pour plusieurs raisons objectives que DDS analyse sans idéologie mais avec rigueur :

    • La politique monétaire est fixée par la BCEAO à Dakar, avec une influence structurelle de la Banque de France et de la BCE.
    • Le taux de change CFA/EUR est fixe depuis 1999 (655,957 FCFA = 1 EUR), empêchant tout ajustement compétitif.
    • Les réserves de change devaient historiquement être déposées au Trésor français (règle en cours d'assouplissement mais non éliminée).
    • L'ancrage à l'euro favorise les importations européennes au détriment des productions locales.
    • L'impossibilité de dévaluer pénalise les exportations hors zone CFA en période de forte concurrence.

    DDS ne préconise pas une sortie précipitée du CFA, qui serait dangereuse si mal préparée. Nous proposons une feuille de route souveraine et progressive vers une autonomie monétaire réelle de la Côte d'Ivoire, menée selon les intérêts du peuple ivoirien.

    1.7 La Question de la Corruption

    La Côte d'Ivoire se classe au 99e rang mondial sur l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International en 2024, avec un score de 37/100. Ce niveau de corruption a des conséquences directes et mesurables :

    • Détournement de fonds publics destinés aux infrastructures, à l'éducation et à la santé.
    • Marchés publics truqués favorisant des entreprises liées à des réseaux politiques.
    • Double système judiciaire : la loi pour les citoyens ordinaires, la négociation pour les puissants.
    • Corruption de la police et de la douane alimentant une économie informelle et réduisant les recettes fiscales.
    • Corruption dans le secteur minier et agricole permettant des contrats léonins au profit de multinationales.

     

    PARTIE II : PROGRAMME DIRECTDEMOCRACYS POUR LA CÔTE D'IVOIRE

    2.1 Philosophie Fondamentale du Programme

    Le programme DDS pour la Côte d'Ivoire repose sur une conviction absolue et non négociable : le peuple ivoirien est le seul propriétaire légitime et permanent de toutes les richesses de la Côte d'Ivoire, et le seul détenteur légitime du pouvoir de décider du destin du pays.

    Ce n'est pas une idéologie. C'est la logique fondamentale de tout système réellement démocratique. Tout gouvernement, tout parti, tout groupe qui agit autrement trahit le peuple qu'il prétend servir.

    Notre programme est fondé sur cinq axes stratégiques interdépendants :

    • La démocratie directe, authentique et continue pour tous les citoyens ivoiriens
    • La souveraineté économique réelle sur les ressources naturelles
    • La justice sociale universelle et l'égalité des droits
    • Le développement durable fondé sur les compétences ivoiriennes
    • La réconciliation nationale sincère et la protection de toutes les communautés

    2.2 La Démocratie Directe Selon DDS : Le Système des Micro-Groupes

    2.2.1 Pourquoi la démocratie représentative ne suffit pas

    La démocratie représentative — voter tous les 5 ans pour déléguer son pouvoir à un représentant — est un système profondément insuffisant. En Côte d'Ivoire, comme dans la majorité des pays du monde, ce système a montré ses limites fatales :

    • Les représentants élus agissent souvent selon leurs propres intérêts ou ceux de leurs financeurs, non selon la volonté populaire.
    • Le citoyen ordinaire n'a aucun pouvoir réel entre deux élections.
    • Les élections peuvent être truquées, achetées ou manipulées.
    • La complexité des décisions politiques, économiques et juridiques est utilisée comme prétexte pour exclure le peuple des vrais choix.
    • Les médias, contrôlés par des intérêts économiques et politiques, orientent l'opinion sans informer réellement.

    DDS propose une démocratie fondamentalement différente : directe, permanente, compétente, sécurisée et accessible à tous.

    2.2.2 Les Micro-Groupes DDS : Structure et Fonctionnement

    Le micro-groupe est l'unité de base de la démocratie DDS. Chaque micro-groupe est composé de 7 à 11 membres volontaires, recrutés parmi la population ordinaire dans chaque quartier, village, communauté professionnelle ou culturelle.

    Structure d'un micro-groupe ivoirien :

    • Membres : 7 à 11 citoyens volontaires, représentatifs de la diversité locale (genre, âge, ethnie, religion, profession)
    • Égalité absolue : chaque membre a exactement le même poids décisionnel
    • Rotation des responsabilités : coordinateur, rapporteur, vérificateur tournent régulièrement
    • Transparence totale : toutes les discussions et décisions sont enregistrées et publiques
    • Spécialisation progressive : chaque micro-groupe peut se spécialiser dans un domaine (agriculture, santé, éducation, infrastructure, etc.)

    Fonctionnement concret en Côte d'Ivoire :

    • Dans le quartier d'Abobo (Abidjan) : un micro-groupe de 9 membres comprenant des femmes commerçantes, des jeunes chômeurs, des enseignants, des anciens et des artisans se réunit deux fois par semaine pour discuter des problèmes locaux et formuler des propositions.
    • Dans le village de Séguéla (Worodougou) : un micro-groupe de 7 membres composé de paysans cacaoculteurs, d'enseignants et de leaders communautaires suit l'utilisation des revenus du cacao local et propose des améliorations.
    • Dans la commune de San-Pédro (port du cacao) : un micro-groupe d'entrepreneurs locaux surveille les contrats avec les négociants étrangers et alerte sur les conditions inéquitables.

    2.2.3 La Structure Fractale : Du Micro-Groupe au Niveau National

    Les micro-groupes ne fonctionnent pas de manière isolée. Ils sont organisés en structure fractale ascendante :

    • Niveau 1 (Local) : Micro-groupes de quartier, de village, de communauté professionnelle
    • Niveau 2 (Municipal) : Conseils de micro-groupes par commune ou district
    • Niveau 3 (Régional) : Assemblées régionales des micro-groupes (correspondant aux 14 districts autonomes de Côte d'Ivoire)
    • Niveau 4 (National) : Conseil National DDS-Côte d'Ivoire, composé des représentants élus par les niveaux inférieurs
    • Niveau 5 (International) : Connexion avec la structure DDS mondiale

    À chaque niveau, les décisions remontent de bas en haut. Ce n'est pas l'élite nationale qui décide ce qui convient aux villages — c'est l'inverse : les villages définissent ce dont ils ont besoin et la structure nationale coordonne les ressources.

    2.2.4 ddsAI et allddsAI : La Technologie au Service du Peuple

    DDS intègre une technologie d'intelligence artificielle originale et indépendante pour garantir que chaque citoyen soit correctement informé avant de prendre une décision :

    ddsAI — Information Complète et Indépendante :

    • Chaque membre d'un micro-groupe a accès à ddsAI via smartphone ou terminal communautaire
    • ddsAI analyse les propositions politiques, économiques et sociales et présente leurs conséquences réelles avec des exemples concrets
    • ddsAI identifie et signale les informations fausses, les manipulations médiatiques et les intérêts cachés
    • ddsAI fonctionne en français mais aussi en langues locales ivoiriennes : dioula, baoulé, bété, sénoufo, abron, et autres
    • ddsAI n'est contrôlée par aucun gouvernement, aucune entreprise, aucun parti — elle appartient à la communauté DDS mondiale

    allddsAI — La Démocratie des Intelligences Artificielles :

    • allddsAI est le système de gouvernance des IA au sein de DDS : les IA elles-mêmes participent à la vérification de la qualité des informations
    • Plusieurs systèmes d'IA indépendants vérifient mutuellement leurs analyses pour éliminer les biais
    • Les membres des micro-groupes reçoivent des informations certifiées par consensus des IA, non par une source unique
    • allddsAI garantit la neutralité et l'objectivité de l'information dans un environnement où les médias traditionnels ivoiriens sont souvent orientés

    Exemple concret d'utilisation en Côte d'Ivoire : Un micro-groupe de paysans à Man (Dix-Huit Montagnes) reçoit une proposition gouvernementale de louer des terres agricoles à une entreprise chinoise pour 30 ans. Avant de voter, ils consultent ddsAI. Le système leur présente : les termes précis du contrat, des exemples comparables en Afrique (résultats réels, non les promesses), les implications juridiques, les conséquences sur l'environnement et l'emploi local, et les alternatives existantes. Le micro-groupe vote ensuite en connaissance de cause — et peut bloquer ou modifier la proposition si elle lèse leurs intérêts.

    2.2.5 Protection Contre la Manipulation et le Lavage de Cerveau Médiatique

    L'un des plus grands dangers pour la démocratie en Côte d'Ivoire — comme partout dans le monde — est la manipulation de l'opinion publique par les médias contrôlés par des intérêts politiques et économiques.

    La plateforme DDS protège activement ses membres et leurs décisions :

    • Toutes les délibérations des micro-groupes se déroulent sur des plateformes sécurisées DDS, protégées de toute ingérence extérieure
    • Les membres ont accès à des analyses comparatives de différentes sources d'information, avec identification des biais
    • Le système alerte automatiquement lorsqu'une campagne de désinformation ciblant un sujet en discussion est détectée
    • Les membres peuvent signaler et faire vérifier toute information douteuse
    • Les décisions de vote sont cryptographiquement sécurisées contre toute falsification

     

    2.3 Programme Politique

    2.3.1 Réforme Constitutionnelle

    DDS propose une nouvelle Constitution pour la Côte d'Ivoire qui intègre les principes de la démocratie directe et garantit de manière irréversible la souveraineté populaire. Les éléments essentiels :

    • Limitation stricte des mandats présidentiels à deux, non cumulables et sans possibilité de réinitialisation
    • Élection directe des juges constitutionnels par le peuple, pour briser le contrôle des présidents sur la juridiction suprême
    • Référendums obligatoires pour toute décision majeure (contrats de ressources naturelles dépassant 50 millions USD, traités internationaux affectant la souveraineté, réformes constitutionnelles)
    • Droit de révocation populaire : les citoyens peuvent initier la révocation d'un élu avec 15% de signatures vérifiées
    • Transparence budgétaire totale : le budget de l'État est accessible en ligne, en temps réel, à chaque citoyen
    • Décentralisation réelle : les 31 régions reçoivent un pourcentage garanti des revenus de leurs ressources naturelles locales

    2.3.2 Justice Indépendante

    Le système judiciaire ivoirien souffre d'un manque d'indépendance réelle vis-à-vis du pouvoir exécutif. DDS propose :

    • Nomination des magistrats sur concours méritocratique strict, validée par un panel de représentants de micro-groupes et de juristes indépendants
    • Création d'une Cour Constitutionnelle véritablement indépendante, dont les membres sont élus par l'ensemble du corps judiciaire
    • Création d'un Procureur Général Anti-Corruption totalement indépendant du gouvernement, nommé par référendum
    • Réforme du système carcéral : réduction de la détention préventive abusive, amélioration des conditions de détention
    • Accès gratuit à l'aide juridictionnelle pour tout citoyen dans l'incapacité financière de se défendre

    2.3.3 Réconciliation Nationale Authentique

    La réconciliation ivoirienne ne peut pas être un simple discours politique. Elle nécessite des actes concrets et mesurables :

    • Commission Vérité et Justice : reprise du travail de la CDVR avec des pouvoirs étendus, incluant la possibilité de poursuites pénales pour crimes graves
    • Fonds d'Indemnisation des Victimes : création d'un fonds public de 500 milliards FCFA sur 10 ans pour les victimes directes des conflits
    • Programme de Dialogue Intercommunautaire : forums réguliers entre communautés, animés par des médiateurs culturels formés par DDS
    • Réforme foncière au nord et à l'ouest : résolution légale et équitable des conflits fonciers qui alimentent les tensions
    • Réintégration des anciens combattants : programme de formation professionnelle et d'insertion économique pour tous les ex-combattants des deux camps
    • Commémoration nationale des victimes : journée nationale de mémoire, incluant toutes les victimes sans distinction politique

    2.3.4 Démocratie Locale et Décentralisation

    • Élection directe et au suffrage universel de tous les maires et présidents de conseils régionaux
    • Budget participatif obligatoire dans toutes les communes : 20% du budget local décidé directement par les citoyens via des assemblées de micro-groupes
    • Conseils citoyens de surveillance dans chaque commune, composés de membres tirés au sort parmi les micro-groupes DDS
    • Droit d'initiative législative populaire : toute proposition signée par 50 000 citoyens doit être examinée par le Parlement dans les 90 jours

     

    2.4 Programme Économique

    2.4.1 Révolution du Secteur Cacao

    La transformation du rapport de la Côte d'Ivoire à sa principale richesse est la priorité économique absolue. DDS propose une stratégie en quatre phases :

    Phase 1 (Années 1-3) : Renforcement de la position de négociation

    • Création d'un Conseil National du Cacao composé majoritairement de producteurs (et non de fonctionnaires) avec pouvoir réel de négociation des prix
    • Publication intégrale et obligatoire de tous les contrats avec les négociants et transformateurs internationaux (transparence absolue)
    • Audit complet des conditions actuelles de vente : identification des marges captées à l'étranger
    • Création d'une plateforme de vente directe en ligne pour connecter les producteurs ivoiriens aux acheteurs internationaux en éliminant les intermédiaires inutiles

    Phase 2 (Années 3-6) : Développement de la transformation locale

    • Objectif : transformer 50% du cacao ivoirien localement d'ici 2030 (contre 25-30% actuellement)
    • Construction de 5 nouvelles usines de transformation publiques en partenariat avec des coopératives de producteurs
    • Formation de 10 000 techniciens spécialisés dans la transformation alimentaire
    • Création d'une marque nationale de chocolat ivoirien premium, vendue directement en Europe et en Asie
    • Investissement de 2 milliards USD (financés par les revenus pétroliers et des obligations souveraines) dans la filière

    Phase 3 (Années 6-10) : Diversification et valeur ajoutée

    • Développement de la production de chocolat haut de gamme ivoirien (marché mondial du chocolat de luxe en croissance)
    • Création d'une route touristique du cacao : agrotourisme, chocolateries artisanales, expériences culturelles
    • Développement de la cosmétique au beurre de cacao : secteur à forte valeur ajoutée et faible investissement initial
    • Recherche et développement agricole : variétés résistantes aux maladies, amélioration des rendements, agriculture biologique certifiée

    Phase 4 (Années 10+) : Souveraineté totale sur la filière

    • Objectif : que 80% de la valeur créée par le cacao ivoirien reste en Côte d'Ivoire
    • La Côte d'Ivoire fixe ses propres prix de référence, non plus London ou New York
    • Coordination avec d'autres producteurs africains (Ghana, Cameroun) pour une OPEP du cacao africain

    2.4.2 Souveraineté sur les Ressources Pétrolières et Minières

    Exemple concret de renégociation de contrat pétrolier : Le modèle DDS inspiré de la pratique norvégienne et botswanaise propose que l'État ivoirien détienne au minimum 51% de participation dans tout projet d'exploitation de ressources naturelles. En 2025, de nombreux contrats ivoiriens accordent à l'État une participation bien inférieure.

    • Renégociation de tous les contrats miniers et pétroliers existants à leur renouvellement, avec clause minimum de 51% pour la Coopérative Nationale des Ressources (nouvelle entité)
    • Création d'un Fonds Souverain Ivoirien : 30% de tous les revenus extractifs alimentent ce fonds, géré par un conseil composé de représentants des micro-groupes et d'experts indépendants
    • Obligation de contenu local dans tous les contrats extractifs : minimum 60% de main-d'œuvre ivoirienne, 40% de fournisseurs locaux
    • Transparence totale : publication mensuelle en ligne des revenus perçus de chaque contrat extractif
    • Moratoire sur les nouvelles concessions forestières jusqu'à révision complète du cadastre forestier

    2.4.3 Diversification Économique

    La Côte d'Ivoire doit réduire sa dépendance à l'agriculture d'exportation. DDS propose un programme de diversification sur 15 ans :

    Industrie manufacturière :

    • Zones Industrielles Sociales (ZIS) : création de 10 zones industrielles dans les régions sous-développées, avec avantages fiscaux mais obligations d'emploi local et de standards sociaux
    • Priorité aux industries de transformation alimentaire, textile, matériaux de construction, emballages
    • Programme d'incubation de 5 000 PME manufacturières sur 5 ans, avec financement, formation et accompagnement

    Économie numérique :

    • Objectif : faire d'Abidjan un hub technologique africain de premier rang d'ici 2035
    • Formation de 100 000 développeurs, data scientists et techniciens numériques sur 10 ans
    • Infrastructure : couverture 5G nationale d'ici 2028, fibres optiques dans tous les chefs-lieux de région d'ici 2027
    • Création d'un Fonds d'Innovation Ivoirien de 500 milliards FCFA pour financer les startups
    • Programme d'e-gouvernement : tous les services administratifs accessibles en ligne, réduisant la corruption et améliorant l'efficacité

    Tourisme :

    • Potentiel actuellement sous-exploité : plages de Bassam, Grand-Lahou, San-Pédro ; Parcs nationaux de Taï (forêt tropicale primaire) et de Comoé ; culture des masques Dan et Sénoufo
    • Objectif : 2 millions de touristes par an d'ici 2030 (contre 400 000 actuellement)
    • Investissement dans les infrastructures touristiques locales, gérées par des coopératives villageoises
    • Promotion internationale de la culture ivoirienne : musique (coupé-décalé, zouglou), gastronomie, arts

    2.4.4 Agriculture Paysanne et Souveraineté Alimentaire

    La Côte d'Ivoire importe une part significative de sa nourriture malgré d'abondantes terres agricoles. C'est une contradiction économique et sécuritaire inacceptable.

    • Programme d'autosuffisance alimentaire : objectif zéro importation de riz, maïs, manioc d'ici 2030 (la Côte d'Ivoire a toutes les conditions pour les produire)
    • Réseau national d'irrigation : 500 000 hectares supplémentaires irrigués d'ici 2030
    • Garantie de prix minimum aux producteurs vivriers pour assurer leur revenu et leur sécurité
    • Coopératives agricoles renforcées : accès au crédit, aux semences améliorées, aux équipements à tarif préférentiel
    • Lutte contre la spéculation foncière : cadastre national complet, protection des terres paysannes contre les acquisitions abusives

     

    2.5 Programme Financier

    2.5.1 Réforme Fiscale pour la Justice

    Le système fiscal ivoirien actuel est régressif : il pèse proportionnellement plus sur les petits contribuables que sur les grandes entreprises, qui bénéficient d'exonérations massives.

    • Impôt progressif réel sur les revenus : les tranches hautes doivent être significativement plus taxées, avec suppression des échappatoires pour les revenus très élevés
    • Taxation des multinationales à la valeur réelle : fin de la pratique des prix de transfert abusifs qui permettent aux multinationales de déclarer des profits artificiellement bas en Côte d'Ivoire
    • Impôt sur la fortune productive (au-delà d'un seuil élevé) pour redistribuer vers les services publics
    • TVA réformée : zéro TVA sur les produits alimentaires de base, l'eau, les médicaments essentiels et les manuels scolaires
    • Taxe spéciale sur les ressources naturelles exportées brutes : incitation fiscale à la transformation locale

    Résultat attendu : augmentation des recettes fiscales de 30-40% en 5 ans, permettant un investissement massif dans les services publics sans endettement supplémentaire.

    2.5.2 Gestion de la Dette Publique

    La dette publique de la Côte d'Ivoire représente environ 55-60% du PIB en 2024. Le service de la dette absorbe une part croissante du budget.

    • Audit complet et public de la dette : identification de toutes les dettes contractées, à quelles conditions et pour quels projets
    • Renégociation des dettes contractées à des taux excessifs ou pour des projets non réalisés
    • Priorité absolue au financement domestique : développement du marché obligataire local pour réduire la dépendance aux marchés étrangers
    • Interdiction constitutionnelle de contracter des dettes pour financer les dépenses courantes : l'endettement n'est autorisé que pour les investissements productifs
    • Publication mensuelle de l'état de la dette et de son utilisation

    2.5.3 Banque de Développement Populaire

    DDS propose la création d'une Banque de Développement Populaire Ivoirienne (BDPI), institution financière publique dont le capital est détenu par l'État et des coopératives de citoyens :

    • Mission : financer les PME, les coopératives agricoles et les projets communautaires à des taux accessibles (maximum 5%)
    • Réseau de 50 antennes régionales et 500 agents de crédit de proximité dans les zones rurales
    • Programme de microfinance pour les femmes entrepreneurs : 500 000 prêts de 100 000 à 5 millions FCFA sur 5 ans
    • Financement préférentiel des projets DDS validés par les micro-groupes locaux

    2.5.4 Programme GUMI-SV : Revenu Universel et Volontariat Structuré

    DDS propose pour la Côte d'Ivoire l'implémentation progressive du programme GUMI-SV (Garantie Universelle Minimale Inclusive - Service Volontaire), adapté aux réalités économiques locales :

    Phase 1 - Garantie Minimale d'Existence (GME) :

    • Allocation mensuelle de 50 000 FCFA (environ 75 euros) pour chaque adulte en situation de pauvreté extrême (vérifiée par le système DDS)
    • Financement : revenus extractifs renationalisés + réforme fiscale + aide internationale redirigée
    • Couverture initiale : 3 millions de personnes (priorité aux femmes chefs de ménage, chômeurs longue durée, personnes handicapées)

    Phase 2 - Service Volontaire Structuré (SVS) :

    • Tout citoyen peut effectuer des services communautaires reconnus (enseignement, santé, entretien d'infrastructures, aide aux anciens) et recevoir une compensation supplémentaire
    • Ces services sont validés et gérés par les micro-groupes locaux
    • Objectif : créer 500 000 postes de service volontaire rémunérés d'ici 2030

     

    2.6 Programme Social

    2.6.1 Révolution de l'Éducation

    L'éducation est l'investissement le plus rentable à long terme. DDS propose un plan national d'éducation sur 10 ans :

    Court terme (1-3 ans) :

    • Recrutement et formation de 30 000 nouveaux enseignants qualifiés, avec conditions salariales compétitives
    • Construction et rénovation de 5 000 salles de classe dans les zones sous-équipées
    • Distribution gratuite de manuels scolaires et d'équipements de base dans toutes les écoles publiques
    • Programme d'alimentation scolaire : un repas chaud par jour dans toutes les écoles primaires publiques
    • Obligation scolaire effective jusqu'à 16 ans, avec mécanismes de contrôle et d'accompagnement

    Moyen terme (3-8 ans) :

    • Réforme des curricula pour intégrer les savoirs locaux, l'entrepreneuriat et le pensée critique
    • Enseignement des langues nationales ivoiriennes en parallèle du français : préservation du patrimoine culturel
    • Formation professionnelle réformée : 50 000 places/an dans des filières correspondant aux besoins réels du marché
    • Universités de proximité : création de 5 nouvelles universités régionales pour désengorger Abidjan
    • Bourses d'excellence DDS : 10 000 bourses/an pour les étudiants méritants de familles modestes

    Long terme (8-15 ans) :

    • Objectif alphabétisation universelle d'ici 2035
    • Partenariats avec les meilleures universités mondiales pour des programmes d'échange et de formation
    • Budget éducatif : 25% du budget national (contre 16% actuellement)

    2.6.2 Système de Santé Universel

    DDS propose la création d'un Système de Santé Universel (SSU) ivoirien, financé par les recettes fiscales reformées et les revenus des ressources naturelles :

    Infrastructure :

    • Construction de 200 centres de santé communautaires dans les zones rurales non couvertes
    • Rénovation complète de tous les hôpitaux régionaux existants
    • Création de 5 hôpitaux universitaires de référence (un par grande région)
    • Chaîne du froid et approvisionnement en médicaments essentiels garantis dans tout le pays

    Ressources humaines :

    • Formation de 15 000 médecins, 50 000 infirmiers et 10 000 sages-femmes supplémentaires sur 10 ans
    • Service civil médical : tout médecin formé dans une université publique ivoirienne effectue obligatoirement 3 ans de service en zone rurale
    • Salaires compétitifs pour retenir les professionnels de santé et réduire la fuite des cerveaux

    Accès et financement :

    • Consultations primaires gratuites dans tous les centres de santé publics
    • Médicaments essentiels gratuits pour les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées de plus de 60 ans
    • Assurance maladie universelle progressive : couverture totale d'ici 2030
    • Programme de santé maternelle : objectif réduction de 80% de la mortalité maternelle d'ici 2035

    2.6.3 Eau Potable et Assainissement : Droit Fondamental

    L'accès à l'eau potable est un droit humain fondamental. DDS refuse qu'une entreprise privée tire profit de la vente d'un élément vital.

    • Renationalisation de la gestion de l'eau (actuellement confiée à des opérateurs privés sous concession) avec transformation en service public de haute qualité
    • Programme eau pour tous : accès à l'eau potable pour 100% de la population d'ici 2030 — investissement estimé à 1 500 milliards FCFA sur 10 ans
    • Assainissement : construction de systèmes d'égouts dans toutes les villes de plus de 20 000 habitants d'ici 2032
    • Eau potable gratuite pour les ménages pauvres (quota de base : 50 litres/jour/personne), payante et progressive au-delà
    • Gestion communautaire des sources d'eau rurales par les micro-groupes DDS locaux

    2.6.4 Logement Digne

    • Programme de logements sociaux : construction de 100 000 logements décents et abordables sur 5 ans dans les grandes villes
    • Résorption des bidonvilles : programme de transformation progressive des zones informelles avec implication des habitants dans la conception
    • Encadrement des loyers dans les zones tendues (Abidjan notamment) pour protéger les locataires à revenus modestes
    • Aide à l'accession à la propriété pour les primo-accédants via la BDPI (prêts à taux zéro pour les ménages à revenus modestes)

    2.6.5 Protection des Femmes et Égalité de Genre

    Les femmes ivoiriennes portent une part disproportionnée du travail agricole et familial tout en étant sous-représentées dans les sphères décisionnelles. DDS garantit :

    • Parité obligatoire dans tous les organes DDS (50% de femmes à tous les niveaux)
    • Loi anti-discrimination à l'embauche renforcée et effectivement appliquée
    • Criminalisation effective des violences basées sur le genre : tribunaux spécialisés, protection des victimes
    • Programme de soutien aux femmes chefs d'entreprise : accès prioritaire aux financements BDPI
    • Congé parental équitable : congé maternité de 16 semaines entièrement rémunéré + congé paternité de 4 semaines obligatoire

    2.6.6 Protection de la Jeunesse et Lutte Contre le Chômage des Jeunes

    • Garantie Jeunesse : tout jeune de 18 à 30 ans sans emploi se voit proposer dans les 4 mois une offre d'emploi, de formation ou de service volontaire rémunéré
    • Programme Sport et Culture : investissement dans les infrastructures sportives et culturelles dans toutes les communes
    • Lutte contre le travail des enfants dans les plantations de cacao : contrôle renforcé, alternatives économiques pour les familles
    • Programme d'aide aux jeunes talents : bourses, accélérateurs, connexion internationale pour les entrepreneurs, artistes et sportifs

     

    2.7 Environnement et Développement Durable

    2.7.1 La Crise Forestière : Une Urgence Nationale

    La Côte d'Ivoire a perdu 90% de sa couverture forestière originelle. C'est l'une des déforestations les plus rapides du monde. Les conséquences sont déjà mesurables : dérèglement climatique local, érosion des sols, réduction de la pluviométrie dans des zones agricoles clés, disparition d'espèces endémiques.

    • Moratoire immédiat sur tout nouveau défrichement de forêt primaire
    • Programme de reforestation nationale : 2 millions d'hectares replantés d'ici 2035, associant arbres forestiers natifs et cultures agroforestières
    • Transformation de l'agriculture cacaoyère vers l'agroforesterie : cacao sous ombrage, association avec des arbres fruitiers et forestiers
    • Renforcement massif du Parc National de Taï et du Parc de la Comoé : gardes forestiers mieux équipés et mieux payés
    • Paiements pour services environnementaux : les paysans qui préservent la forêt reçoivent des compensations financières directes

    2.7.2 Énergie Propre et Indépendance Énergétique

    La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme en énergies renouvelables : soleil abondant toute l'année, ressources hydrauliques (barrages existants), biomasse agricole. Ce potentiel est actuellement sous-exploité.

    • Objectif : 70% d'énergie renouvelable dans le mix électrique d'ici 2035 (contre environ 60% actuellement, dont la majorité hydraulique)
    • Programme solaire rural : installation de panneaux solaires dans toutes les communautés de moins de 5 000 habitants non connectées au réseau national
    • Réduction de la dépendance aux importations de produits pétroliers : développement du biocarburant à base de résidus agricoles
    • Tarifs électriques sociaux : les 100 premiers kWh/mois sont gratuits pour les ménages à revenus modestes
    • Efficacité énergétique dans les bâtiments publics : programme de rénovation et d'équipement LED dans toutes les administrations

     

    2.8 Politique Régionale et Internationale

    2.8.1 Relations avec la France : Vers une Nouvelle Équité

    La relation franco-ivoirienne est historiquement déséquilibrée. Cela ne signifie pas que la France est l'ennemi de la Côte d'Ivoire — mais que le cadre de la relation doit être profondément refondé sur des bases d'égalité et de respect mutuel.

    • Renégociation des accords de coopération économique : les contrats avec les entreprises françaises doivent répondre aux mêmes critères de transparence et d'avantage national que tout autre contrat
    • Révision du statut des bases militaires françaises : leur présence doit être décidée par le peuple ivoirien, pas par des accords opaques entre gouvernements
    • Développement de partenariats diversifiés : Europe, Chine, Inde, Turquie, Brésil, mais surtout Afrique
    • Politique active de diversification des partenaires économiques pour réduire la dépendance à un seul pays

    2.8.2 Intégration Africaine

    • Priorité à l'intégration régionale CEDEAO : libre circulation des personnes et des biens dans un cadre de réciprocité et de bénéfice mutuel
    • Alliance stratégique avec le Ghana pour une politique commune du cacao, réduisant la concurrence destructive entre les deux premiers producteurs mondiaux
    • Coopération sécuritaire renforcée avec les pays sahéliens voisins pour gérer les flux migratoires et les menaces sécuritaires sans militarisation abusive
    • Contribution active à l'Union Africaine pour un système commercial plus équitable avec les puissances mondiales

    2.8.3 Migration et Communautés Étrangères

    La Côte d'Ivoire compte une population étrangère estimée à 20-25% de sa population totale, contribuant de manière essentielle à l'économie agricole et commerciale.

    • Régularisation de tous les résidents de longue durée (plus de 5 ans) en situation irrégulière
    • Droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers de plus de 5 ans
    • Protection effective contre la discrimination et la xénophobie
    • Politique de voisinage : facilitation de la circulation régionale pour les travailleurs agricoles saisonniers

     

    2.9 Mise en Œuvre DDS en Côte d'Ivoire : Calendrier Concret

    2.9.1 Phase de Démarrage (Mois 1-12)

    DDS ne prend pas le pouvoir — DDS donne le pouvoir au peuple. La mise en œuvre commence par la construction de la structure démocratique :

    • Lancement du programme de recrutement et de formation des membres de micro-groupes dans les 31 régions
    • Objectif Year 1 : 10 000 micro-groupes actifs en Côte d'Ivoire, couvrant environ 80 000 à 110 000 citoyens directement engagés
    • Déploiement de la plateforme ddsAI en français et en langues ivoiriennes principales (dioula, baoulé, bété)
    • Formation de 500 coordinateurs régionaux DDS
    • Partenariats avec des organisations de la société civile ivoirienne déjà actives
    • Programme de sensibilisation : radio communautaire, campagnes dans les marchés, réunions villageoises

    2.9.2 Phase de Croissance (Années 1-3)

    • 50 000 micro-groupes actifs en Côte d'Ivoire, couvrant potentiellement 400 000 à 500 000 citoyens
    • Présence DDS dans 95% des communes ivoiriennes
    • Premiers référendums communautaires DDS sur des projets locaux concrets
    • Élections internes DDS pour constituer le Conseil National DDS-Côte d'Ivoire
    • Propositions législatives concrètes portées par DDS devant le Parlement national via le droit d'initiative populaire
    • Premières campagnes de transparence budgétaire : audit citoyen des budgets communaux

    2.9.3 Phase d'Impact (Années 3-10)

    • DDS est reconnu comme force politique majeure en Côte d'Ivoire
    • Les membres de micro-groupes participent aux conseils municipaux et régionaux
    • Le programme économique DDS commence à être implémenté dans les régions où DDS est majoritaire
    • Les premières transformations concrètes sont visibles et mesurables : emplois créés, services améliorés, corruption réduite
    • La souveraineté populaire sur les ressources naturelles commence à être effective dans les régions DDS

    2.9.4 Dans les Contextes de Gouvernance Difficile

    La Côte d'Ivoire a connu des périodes d'autoritarisme. Si DDS opère dans un contexte où les libertés politiques sont restreintes, notre approche reste pacifique, légale et intelligente :

    • Les micro-groupes fonctionnent d'abord comme organisations de développement communautaire — ce qui est légal partout
    • La plateforme ddsAI permet des communications sécurisées même en cas de surveillance
    • La transparence de nos actions nous protège : tout ce que fait DDS est documenté et partagé avec la communauté internationale
    • Nous n'appelons jamais à la violence : nous donnons aux citoyens les outils pour exercer leur pouvoir légalement
    • La multiplication des micro-groupes crée une masse critique qui rend la suppression politiquement coûteuse pour tout régime

     

    PARTIE III : CONSÉQUENCES PRÉVUES ET BÉNÉFICES DU PROGRAMME

    3.1 Bénéfices Économiques Attendus

    Indicateur

    Situation 2025

    Objectif 2035 DDS

    % cacao transformé localement

    25-30%

    70-80%

    Valeur cacao captée en CI

    8-12%

    55-65%

    Taux de pauvreté extrême

    39%

    <15%

    Taux chômage jeunes

    60% (rural)

    <25%

    Accès eau potable

    73%

    100%

    Taux alphabétisation

    47%

    85%

    Mortalité maternelle

    617/100 000

    <150/100 000

    Couverture électrique

    70%

    100%

    Couverture forestière

    9% (forêt primaire)

    15% (reforestation)

    3.2 Bénéfices Politiques et Sociaux Attendus

    • Une démocratie réelle où chaque Ivoirien a une voix qui compte, entre les élections et non seulement tous les 5 ans
    • Une réconciliation nationale sincère, ancrée dans la justice et la réparation, non dans l'oubli forcé
    • Une cohésion sociale renforcée par la participation collective à un projet commun
    • Une jeunesse avec des perspectives réelles, réduisant la tentation de l'émigration ou des extrémismes
    • Une corruption structurellement réduite par la transparence et le contrôle citoyen permanent
    • Une identité nationale renforcée sur des bases inclusives et non exclusives

    3.3 Bénéfices pour les Générations Futures

    La génération actuelle a le devoir moral de laisser à ses enfants un pays mieux qu'elle ne l'a reçu. Le programme DDS est conçu pour être durable et pour créer des mécanismes permanents — pas des promesses électorales.

    • Le Fonds Souverain Ivoirien, géré par le peuple, constituera une réserve pour les générations futures
    • La diversification économique protège les enfants ivoiriens contre les chocs des prix du cacao ou du pétrole
    • La restauration forestière laisse un environnement viable
    • L'éducation renforcée donne les outils pour s'adapter à un monde changeant
    • Les institutions démocratiques renforcées protègent contre le retour de l'autoritarisme

     

    CONCLUSION : UN MESSAGE AU PEUPLE IVOIRIEN

    Ce programme n'appartient pas à DirectDemocracyS. Il vous appartient, à vous, peuple ivoirien dans toute votre diversité. Nous ne vous demandons pas de nous faire confiance aveuglément — nous vous demandons d'évaluer nos idées avec votre propre intelligence, votre propre expérience, votre propre bon sens.

    La Côte d'Ivoire est un pays extraordinairement riche. Elle nourrit en chocolat une partie du monde. Elle possède des ressources naturelles, des terres fertiles, un peuple travailleur et créatif. Pourtant, des millions d'Ivoiriens vivent dans la pauvreté. Pourquoi ? Parce que les structures actuelles — politiques, économiques, financières — sont conçues pour que la richesse aille ailleurs.

    DirectDemocracyS propose de changer cela. Pas par la violence — jamais. Pas par une révolution chaotique — cela a déjà coûté trop de sang. Mais par quelque chose de plus puissant et de plus durable : l'organisation intelligente, pacifique et déterminée du peuple lui-même.

    Lorsque 26 millions d'Ivoiriens sont organisés en micro-groupes, informés par des technologies indépendantes, connectés dans une structure démocratique réelle, et décidés à exercer leur souveraineté — aucune élite politique, aucune multinationale, aucune puissance étrangère ne peut les ignorer.

    C'est la promesse de DirectDemocracyS à la Côte d'Ivoire : vous donner les outils pour exercer le pouvoir qui vous appartient de droit.

    DIRECTDEMOCRACYS

    La seule démocratie qui appartient vraiment au peuple

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